Affichage des articles dont le libellé est Budd Boetticher. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Budd Boetticher. Afficher tous les articles

dimanche 2 janvier 2011

La chevauchée de la vengeance (1959)


LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE (Ride Lonesome)
Réalisateur : Budd Boetticher
Scénario : Burt Kennedy
Avec : Randolph Scott, James Best, Lee Van Cleef, James Coburn

Le chasseur de prime Ben Brigade arrête le meurtrier Billy John pour l'emmener à la potence. Il fait halte à un relai de poste où il sauve la femme du gérant d'une attaque d'indiens. Face à leur acharnement, il continue sa route avec l'aide de deux hors-la-loi. Mais les deux bandits ont pour but de s'emparer de Billy dans l'espoir de leur propre amnistie. A cela s'ajoute Frank, le frère de Billy ...

Originalité : 8/10
Scénario : 8/10
Musique : 7/10
Interprétation : 8/10
Mise en scène : 8/10
>> Note globale : 7.8/10

Deuxième découverte d'un film de Budd Boetticher et j'avoue m'attacher un peu plus à ce réalisateur méconnu, maîtrisant pourtant parfaitement son art. Apparemment spécialiste du long-métrage de courte durée (ici 1h15 environ), ce western en apparence à oublier très vite est à placer avec les grands. L'utilisation du cinémascope est soignée, rigoureuse et ... logique. La démarche est de montrer les personnages dans de grands paysages sauvages, filmés en plans très larges (Boetticher, comme Delmer Daves ou André De Toth filme très bien la nature), avec très peu de gros plans, un parti pris étonnant.

L'histoire, classique (banale ?) se complexifie à mesure que l'on avance, dans une belle fluidité qui accorde toute l'importance aux personnages, véritables moteurs de l'action, maîtres de leurs destins. Ils ne subissent pas l'histoire, ils la font. Dans une subtile imbrication de passés tourmentés, le scénario tisse une histoire commune, dont l'issue doit être fatale pour l'un d'entre eux. Un lieu - symbole d'un passé à chacun - devient le temps d'une réunion l'endroit où se règlent les conflits. La séquence finale de "l'arbre aux pendus" est intensive et passionnante, malgré l'épuration de son décor. Un grand moment de cinéma.

Et quel plaisir de retrouver une belle brochette d'acteurs : Randolph Scott que j'apprécie de plus en plus, Lee Van Cleef qui a peut-être le plus beau rôle du film, car il évite les clichés et surprend dans ses répliques, James Coburn, plaisant à voir dans un de ses premiers rôles, et James Best, épatant.

mercredi 17 novembre 2010

L'antre de la folie (1948).


L'ANTRE DE LA FOLIE (Behind Locked Doors)
Réalisateur : Budd Boetticher
Scénario : Eugene Ling
Avec : Lucille Bremer, Richard Carlson, Douglas Fowley, Ralf Harolde

Le détective privé Ross Stewart se fait volontairement enfermer dans un asile psychiatrique pour mettre la main sur un juge corrompu qui s'y cache. Mais sa ruse est découverte et son plan se retourne contre lui.

Originalité : 8/10
Scénario : 7/10
Musique : 7/10
Interprétation : 8/10
Mise en scène : 7/10
>> Note globale : 7.4/10

Dans une série de films que Budd Boetticher semblait renier (il avait confié à Bertrand Tavernier qu'il s'agissait de films pour apprendre son métier), L'antre de la folie est une très bonne surprise, un film noir très efficace, mis en scène intelligemment et interprété avec conviction. Sur un thème original (qui sera celui d'un film de Samuel Fuller plus tard), le réalisateur nous enferme dans une clinique privée où sont soignés des malades mentaux et créer une ambiance oppressante.

Les personnages - bien que classiques - sont efficaces, notamment celui du privé interprété par Richard Carlson, assez charismatique pour être crédible (le réalisateur lui offre plusieurs très bonnes scènes : son ombre allumant une cigarette une nuit, son arrivée dans la clinique, la découverte du juge), ou encore de la journaliste, jouée par la très jolie Lucille Bremer, souvent émouvante. Un très bon film à découvrir.